Roger Vandenberghe
" Ta Chêt hôn la chiu nhuc !
 "


 

Né le 26 Octobre 1927 à Paris, pupille de l'Assistance publique.
Il prend une part active aux combats de la guerre 1939/1945, d'abord comme très jeune résistant, puis combattant FFI au Corps Franc Pommiès, puis encore en Alsace et en Allemagne avec la 1ere Armée.

Il combat ensuite en Indochine, comme chef du Commando 24 '' les Tigres Noirs'' , où il se trouve au centre des combats les plus féroces, notamment au Nord-Vietnam.

  • Chevalier de la Légion d'Honneur

  • Médaillé militaire

  • Croix de Guerre 1939/1945

  • Croix de Guerre des TOE

Roger Vandenberghe reçut 15 citations au feu, dont 6 palmes, et fut 8 fois blessé. Le Général de Lattre dira de lui '' c'est le meilleur soldat d'Indochine''.

Les Viets avaient mis sa tête à prix. A vingt-trois ans, Vandenberghe leur faisait peur. Il releva le défi, se livra, puis captura ses geôliers. Il avait le goût des actions brèves et violentes, agissant de nuit avec une poignée d'hommes, semant la panique sur les arrières de l'ennemi. En trois ans, à la tête de son commando "Tigre Noir", il lui avait infligé plus de pertes qu'une division d'infanterie. Sa tactique, utiliser contre les Viets, d'autres Viets qui le suivaient aveuglément. Il improvisait sa guerre comme d'autres la musique. En trois ans, il avait franchi tous les échelons de la hiérachie, était devenu le familier du Général de Lattre qui le citait en exemple au Corps Expéditionnaire Français. Le delta tonkinois était son domaine. Plus encore, son royaume. Homme secret, étrange et fascinant, il partait pour de longues expéditions mystérieuse dans la jungle, les rizières, les zones refuges adverses. Toujours en tête. Il avait été blessé huit fois au corps à corps. Sa vie, c'était cela, un jeu terrible et dangereux qu'il menait avec violence, en un pari permanent avec la mort. Pour les Viets, il était l'ennemi impossible à vaincre de face. Il ne restait plus pour l'abattre que la trahison et l'assassinat. Il mourut seul, à vingt-quatre ans, déjà légendaire parmi les guerriers d'indochine. Après Vandenberghe, dernier des grands guerriers solitaires, la guerre en Indochine ne devait plus être tout à fait la même.


L'adjudant-chef Vandenberghe, chef du commando nord-viêtnam n° 24, portant ses nombreuses décorations : Légion d'honneur, Médaille militaire, Croix de guerre des Théâtres d'Opérations Extérieures avec 14 citations dont 6 à l'ordre de l'Armée, Croix de guerre 39/45 avec citation à l'ordre du régiment (49e Régiment d'Infanterie, 1e Armée "Rhin et Danube") et Médaille des blessés (8 blessures homologuées sur 12).

Des hommes du commando nord-viêtnam n° 24 (commando "Vandenberghe" ou "des tigres noirs") pendant une revue de l'adjudant-chef Vandenberghe. La tenue noire "Cu Nao" (de confection locale) et le casque en latanier avec insigne du viêt-minh permettent de s'infiltrer avec discrétion en territoire viêt-minh pour y semer l'insécurité, la confusion et renseigner

Adjoint de l'adjudant-chef Vandenberghe, le sergent-chef Tran Dinh Vy, du commando nord-viêtnam n° 24, arbore le béret noir de son unité et la Croix de guerre des Théâtre d'Opérations Extérieures avec 4 citations (dont une à l'ordre de l'Armée) et la Médaille coloniale avec agraphe "Extrême-Orient". Ancien séminariste persécuté par le viêt-minh, il deviendra colonel au 41e Régiment d'Infanterie de l'armée sud-viêtnamienne puis, après la chute de Saïgon, rejoindra la Légion Etrangère
Une sentinelle garde l'entrée du casernement du commando nord-viêtnam n° 24 (commando "Vandenberghe" ou "des tigres noirs"), dans un ancien orphelinat catholique appelé "Nazareth", près de Nam Dinh. L'adjudant-chef Vandenberghe se tient devant la porte de son bureau et de sa chambre, où il sera assassiné par traîtrise, dans la nuit du 5 au 6 janvier 1952. Au dessus de la porte est peint l'insigne de béret du commando et la devise "Khong Biet So, Khong Cam Thinh" (sans peur, sans regret).